Kick de coeur 2016 : « Les Portes du Brionnais » des PILOTWINGS

Premièrement, non je ne suis pas en retard. N’en parler que maintenant est une décision éditoriale. Car pour clore cette année chargée, on met un coup de surligneur sur Les portes du Brionnais, dernier LP des Pilotwings. Une sortie orchestré par la team lyonnaise BFDM (Brothers from differents mothers, sûrement le nom de label le plus émouvant qu’il m’ait été donné de lire). Un album parfois un chouille chelou qui m’a secoué, amusé et transporté.

L’un de mes gros KICKS de coeur de l’an 16.

// Review //

Le condor se lève et bat des ailes en direction du soleil brionnais. Un pays où se mélange ironie, mélodie et fantasmagorie.

Pour te répondre, oui, on y mange du riz, on y élève la brebis et certains Brionnais s’appellent Billy ou encore fifi. C’est assez fou le catalogue possible de rimes en I… Penses-y, c’est cooli… Dsl

Bref aparté mis à part, aujourd’hui… Enfin… il y a un peu plus de 2 mois… j’ai ouvert les portes du Brionnais.

limousine-2Alors le Brionnais, avant d’être l’antre du nouvel LP des Pilotwings, c’est, parce qu’il faut rendre à César ce qui appartient à Wikipédia, une petite région située au sud de la Bourgogne. Elle est réputée pour ses églises romanes, ses châteaux, sa gastronomie (région d’origine du bœuf charolais) et ses paysages verdoyants.

Et c’est peut être là que se forge le lien qui lie cet ovni sonore et le Brionnais : les grands espaces. Les Pilotwings ont tracé un terrain à la fois vaste, surprenant et fertile. Un joli champ dans lequel la progéniture « Ingalls » (les enfants de Charles…) pourrait y écrire son histoire. Un conte burlesque et onirique.

Les Portes du Brionnais est un album à la fois mélodiquement profond, singulièrement drôle (enfin peut être, en tous cas, sur moi ça marche), musicalement abouti et passablement engagé.

Je l’annonce : c’est un objet culte.

Roulements de tambours…. Démonstration.

LPDB est une invitation au voyage, à la rêverie. Certains morceaux abyssaux sont d’une profondeur tendre et d’autres te poussent à l’analyse, à la recherche, comme un étudiant en cinéma qui creuse la référence.

Mais soyons pragmatiques. En avant pour une petite analyse de morceaux pris au hasard. Une explication commentée de chaque track serait une perte de temps. Le but est simplement de te permettre de ressentir cette pluralité originale qui caractérise LPDB. Le reste t’appartient.

Juste avant de commencer, un mot sur le choix des titres des différentes pistes qui traversent « Les Portes Du Brionnais ». Vous remarquerez, j’en suis sûr, cette volonté d’ouvrir un espace pour le rire et l’amusement… Pêle-mêle : Debeurdinoire, Balearic Nordine, Christrance ou encore mon préféré : Alladinde

Bref, joue la comme Cachin et Let’s ready to RUMBLE

Il y a dans cet LP :

Des morceaux chamaniques…

D1 //John Deere Tcheu //

Genre, John Deere, tcheu  ou le track qui te donne l’impression d’écouter le monologue d’un personnage qui serait le croisement parfait entre le Glaude et Jean leloup. Le tout rythmé par un va-et-vient quasi hypnotique. Ferme les yeux : t’es en bottes dans la boue et c’est fun. Fort, hein ??

Des morceaux engagés…

A3 //RSA//

Pour moi, un morceau à inscrire sur la chronologie de la musique électronique (BOOM BIM BAM).

On dit du rap qu’il est engagé, du rock qu’il est politique, de la musique classique qu’elle est parfois pamphlétaire. On dit de la musique électronique qu’elle est puissante, onirique, bourrine ou encore planante. Mais a-t’on déjà dit qu’elle pouvait être cynique ? Et bien avec le morceau « R.S.A »… tu vas pouvoir.

Track satire dans laquelle le RSA semble devenir un totem devant lequel des voix se prosternent… Et il y a de quoi…

En France on peut, d’un claquement bureaucratique, devenir des esquisses bancales de fils à papa et toucher la grappe d’Etat : le RSA. Une somme qui permet à certains foyer de ne pas couler mais pas seulement. Certains d’entre nous ont pu découvrir le Laos ou/et étudier les plantes médicinales en atomisant le Brésil 4-0 en finale de la coupe du monde… sur FIFA. Un an de travail pour réussir, en « mode légende », ce pari fou. Qui fut derrière toi dans les moments de doute? Ton copain RSA. Toujours là pour te soutenir.

Bref une track qui semble s’amuser de notre plaisir à goulument garder en bouche cette cuillère de plastoque.

Mais il y aussi plus light, plus gominé…

C3 //Le rock des plages//

021101Le Rock des Plages, ou le coup de retro flash… Back dans les 80’s. T’es le héros d’un film dont Etienne Daho serait le méchant. Le tout se réglerait autour d’un concours de gomina dont tu sortirais vainqueur. Bref un morceau un chouille nostalgique et carrément cinématographique. A écouter quand tu te prépares pour le bal de fin d’année ou le barbec’ annuel de Jean Mich‘ de la compta, et que ça va pécho de la secrétaire, du cariste voir du RH.

 

Des morceaux en Japonais …

B3 //Yomogi//

Parait qu’il y a des cerisiers place Sathonay. Rumeur? En tout cas si tu aimes les gyoza et que tu passes par Lyon, n’hésite pas, c’est au Yomogi que tu te stoppes. Le best des restos « nipponais ».  Sinon, tu cales la piste B3 de Les Portes du Brionnais. Tu surfes les synthés, rebondis sur la TR et enlaces la main de la charmante opératrice tokyoïte. Confort sur un nuage, planage imminent pour le pays du yuzu. Tout n’est qu’une histoire de sens et quand c’est de bon goût, ben ça le fait (wink)

Des morceaux cosmiques…

D2 //Baleric Nordine//

Baleric Nordine c’est le jingle, « baléarique », d’une compagnie spatiale. Accroche-toi au cockpit.  Tu te ballades à cloche pied sur la voix lactée. C’est doux, c’est tendre. Écouteur visé, ne t’étonne pas, si t’as l’impression que le bus C14 s’envole.

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J’avoue être un peu dithyrambique, mais il faut le dire : LPDB est un LP franchement original. Un aéroport farfelu. Quand tu l’écoutes, t’as le sentiment de découvrir une autre bulle. Bizarre sur les bord mais véritablement envoûtante.

Une petite conclusion en mode vendeur de la FNAC ? Allez, je me lance : Les portes du Brionnais c’est comme si Art of Noise, Etienne Daho et Royksopp avaient fusionné. Et comme la mayonnaise prend… Bah, ça sauce grave 🙂 🙂 😉


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