Le Revenge porn prend lourd ou presque…

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Avis aux éventuels amateurs. Le business du « Revenge porn », comprenez « porno vengeur », vient de prendre un sacré coup dans les valseuses.
Kevin Christopher Bollaert (rien avoir avec le RC Lens), développeur américain de 28 ans et fondateur du site « You got posted », a été condamné à pas moins de 18 ans de prison ferme par un tribunal Californien pour avoir créé et géré son site de Revenge porn.
Le principe du site ? Il est tout simple : permettre aux internautes de poster des photos de leur ex dans le plus simple appareil ou dans des positions pas très catholiques. Bon,Kevin-Christopher-Bollaert il aurait pu s’arrêter à ça, mais non. Le site diffusait aussi les noms, adresses et profils Facebook des victimes. Une très bonne idée qui aurait pu permettre aux plus grands détraqués sexuels de la planète de leur rendre une petite visite de courtoisie. Si ce n’est pas déjà arrivé…
Grâce à ce site, l’heureux webmaster a pu engranger des milliers de dollars sur le dos de personnes, en majorité des jeunes femmes, qui n’ont rien demandé et qui se retrouvent, du jour au lendemain, exposées aux regards lubriques du monde entier.

En le condamnant à 18 ans de prison, la justice américaine a voulu frapper un grand coup histoire de dissuader les futurs ou actuels intéressés. Reste que pendant de trop nombreuses années la justice a été impuissante face à ce genre de délit. Aucune loi n’existant pour lutter contre le Revenge porn.
En Californie, il aura fallu attendre le 1er octobre 2013 pour qu’une loi qualifiant le « Revenge porn » de délit, entre en vigueur.
Au Royaume-Uni, une loi est en cours d’élaboration afin de permettre une lutte plus efficace contre ce phénomène.

Et en France à l’heure actuelle, aucune loi n’existe. Si une victime souhaite porter son cas devant la justice, cette dernière ne pourra s’appuyer que sur l’article 226-1 du code pénal qrevenge-porn-main_2012652aui dit que le fait de fixer, d’enregistrer et de transmettre l’image d’une personne dans un lieu privé sans son consentement est passible d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.
Vous voyez le problème ? Si la vidéo est tournée dans un lieu public, la victime ne peut rien espérer. Le cas s’est déjà produit à Metz où un homme a été relaxé par la justice après avoir diffusé sur Facebook une vidéo de son ex compagne lui prodiguant une fellation dans un lieu public.

Alors, à tous les pornographes en herbe qui aiment se filmer en action dans des lieux publics, le tout pour un usage privé : assurez-vous de la fiabilité de votre partenaire. Parce que si à l’avenir, pour quelques raisons que ce soit, la vidéo se retrouve sur le net sans votre consentement, vous serez doublement baisés…

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