LE SHORT DE LA SEMAINE EP 014 : HOMMAGE A ABBAS KIAROSTAMI

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Semaine n°27 de l’an 2016, Abbas Kiarostami tire sa révérence.

Le cinéaste iranien flirte avec l’imparfait depuis seulement quelques heures mais son cinéma est éternel depuis bien longtemps.

Les films de Kiarostami sont un savant mélange entre le néoréalisme (italien) et la poésie persane. On parle souvent de De Sica mais aussi de Tati quand on évoque le travail de Kiarostami.

Pour tes prochaines soirée « ciné pécho », on te conseille 3 films:  Close Up, Le Gout De La Cerise (Palme D’Or 97) ou encore Copie Conforme. Dans le dernier, tu retrouveras la délicieuse (ça lui va si bien) Juliette Binoche.

 Mais tout de suite on va commencer avec un court-métrage: La Récréation.
C’est le deuxième film de Kiarostami. Un voyage dans le Téhéran des années 70 qui nous rappelle un autre monument du cinéma, Le Petit Fugitif de Morris Engel et Ruth Orkin. On y retouve déjà des thématiques qui lui sont chères comme l’enfance ou encore l’errance, mais aussi un véritable sens de l’esthétisme. Une gestion particulière de l’ombre et la lumière ou encore du zoom. Et toujours cette volonté d’unir le réel et l’onirisme (rencontre sismique à 11mn 25 ).
La Récréation te propose de suivre Dara sur le chemin qui sépare son école de sa maison. Dara semble être constamment à contre-courant… à moins qu’il soit le seul à suivre la bonne direction.
Tu risques de ressentir des longueurs dans le films et te dire que tout ça a pris un petit (gros) coup de vieux. Alors, si jamais tu doutes et que ton doigt te pousse a rejoindre l’onglet Facebook, pense à l’effet Kiss Cool… Cette gestion du temps si particulière te permet au fil de la trame de mettre un pas dans cet errance/ennui qui caractérise le personnage. Kiarostami a ce talent rare de réussir à te capturer et à faire de toi plus qu’un spectateur : un compagnon du personnage.
 LA RECRÉATION (1972) – ABBAS KIAROSTAMI

Si le cinéma poétique de Kiarostami te plaît, sache qu’il a réalisé une quarantaine de films. Quand je te dis qu’il n’est pas prêt de quitter les cinéphiles.

Son cinéma est comme le souffle, il est éternel…

 

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