LE SHORT DE LA SEMAINE EP12 : EDITION SUNDANCE

Pélos et Pélotes, c’est officiel, on grelotte.

Sous la couette, le seul froid que tu tolères, c’est quand « Toupargel » sonne à ta porte. Déjà que ton boss, ton chien (oui on le sait qu’il est trop mignon) voire ton référent parental t’imposent d’aller régulièrement dehors, tu vas pas non plus risquer tes orteils à cause d’une satanée auto-initiative. Non, toi aussi tu hibernes. Enfin… Du moins quand on veut bien considérer ton choix. Dieu que ce monde est intolérant !

Mais sache que tu n’es plus seul. BiGNOZE est à ton écoute, te comprend et t’aime (vous trouverez sur notre site toutes les modalités pour pouvoir effectuer un don).

En direct de la rédaction , je peux te confirmer que toutes nos rubriques s’activent pour te soutenir. On est la pour t’offrir plus qu’un alibi, des cartouches qui te seront bien utiles quand Mister Ennui, ce sale vicelard qui a bien failli tuer les gars de Jackass plus d’une fois, pointera le bout de son nez et te poussera à risquer une pneumonie.

Mais on va le faire avec style, histoire d’éviter que, cramé par le ventilo de ton Mac surchauffé, ton cerveau freeze. Ou pire, qu’un macaque machiavélique (cf: macavielicus) en prenne le contrôle.

Qui a dit que statique était un synonyme de larvique? L’immobilisme c’est aussi la grande aventure de notre siècle, et il y a autant d’Indiana Jones que de têtes à chapeaux !

Alors, accroche-toi à ton matelas (EPEDA « Pasadena » 140×190, 74 ressorts ensachés… je l’adore), on va faire un tour à SUNDANCE, mon pote.

C’est Robert Redford (oui, le véritable père de Brad Pitt) qui a créé Sundance. Faisant ainsi de l’Utah la Mecque du cinéma indépendant américain. Autant te dire que courant janvier, Park city se transforme en capitale mondiale du gluten et du macchiato.

BiGNOZE te propose de te propulser au beau milieu de l’Egyptian Theater et de profiter de 4 courts-métrages projetés au festival cette année. Robby dans sa grande bonté, a laissé quelques shorts de sa selecta en visio sur la toile (on parle comme ça à Sundance), donc on a sauté dessus en se disant : « damned ! Ça, c’est de la procrastination classe ».

Je te préviens, on va se les pitcher en version expresso. Here we go!

1) A Reasonable Request / U.S.A. / Andrew Laurich.

Un père, un fils, un dinner. Sur le papier rien de bien terrible. On regrette presque l’absence d’un bon cheesecake dans la gauche. Mais, malheureux, ne te laisse pas berner et sois sur tes gardes. Tu t’apprêtes à voir l’un des films les plus angoissants de l’histoire. Capable de provoquer vomissements et chutes de tension, le tout sans une seule goutte de sang ou de cherry coke.

Seras-tu assez courageux?

 

2) The Chickening / U.S.A., Canada / Nick DenBoer & Davy Force.

Recette pour jeunes producteurs en herbe.

Pour obtenir un film comme The Chikening et être sélectionné à Sundance, il vous faut:

Deux réalisateurs, plutôt doués en montage et effets, à qui vous dites ce qu’ils veulent entendre.

Ensuite vous prenez un blinder. Vous y mettez un bon morceau de crack, puis vous versez l’équivalent de deux bouteilles de sirop pour la toux, vous y rajoutez de l’opium, 500 g de champis, un carré de crystal meth, une trace de speed, 13 gouttes de LSD et une pincée d’herbe (pour le goût). Vous mixez. Vous prenez ensuite le préparation et la mélangez à une bouteille de tropicana orange-kiwi.

Enfin vous enfermez les deux réalisateur en question dans une pièce, de taille moyenne, avec comme seul moyen d’hydratation, votre breuvage. Dans cette pièce vous installez un studio de montage avec les rushes de Shining à disposition. Vous laissez opérer la magie et réapparaissez deux semaine plus tard. C’est prêt, vous n’avez plus qu’à servir the Chickenning.

Autrement dit le seul film au monde qui mélange poulet, strabisme, le film Shining, un doigt barbu, le concept de fumée par l’oreille, des bling-blings, un fart, un homme vert… et toutes une tripotées d’idées qui en font un vrai film de fon-c’dé… Pardon, je voulais dire un O.V.N.I cinématographique. Mais qui, il faut le dire, vaut le coût d’œil.

A consommer de manière sobre pour éviter tout désagrément ou remake. Ceci n’est qu’un conseil…

3) Peace in the Valley / U.S.A. / Michael Palmieri & Donal Mosher

Welcome to USA! La vraie, la créative et effrayante Amérique. Celle qu’on adore ou déteste mais qui nous fascine.

Dans ce doc, tu vas pouvoir te balader dans les rues de Eureka Springs. Une ville bien particulière où deux communautés cohabitent. Une communauté gay politiquement très active et une communauté chrétienne quelque peu particulière qui a fait de Eureka un mix entre Broadway et le Puy du Fou, à la sauce christique. Non, De Villiers n’y est pour rien.

Nos amis Micheal et Donal ont posé leur camera dans cette charmante ville au moment où une loi contre la discrimination des homosexuels s’apprêtait à être votée. Eureka devient Okay Corral sur fond de campagne politique et de comédie musicale. Et vice et versa. Bon voyage.

 

4) Fuckkkyouuu / U.S.A. / Eddie Alcazar.

Un monstre à la Elephant Man, deux femmes nues qui se câlinent, des piqures, la pleine lune, un noir et blanc maitrisé, un grain visuel léché, un montage créatif et subtil. Le tout orchestré par Flying Lotus. Tu ne comprendra peut-être rien mais tes yeux, eux, vont y voir clair.

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Pour info, c’est Jim Cummings et son court-métrage Thunder Road qui on raflé la timbale cette année. Malheureusement, aucun trailer n’est disponible.

Voilà, tu peux retourner à une activité web normale. Où Friends Trip, Top Chef, des pubs, une recherche sur Wikipédia, un son de Justin (tu as le choix) sur Youtube, des pubs, Facebook, une vidéo de ce type  et une pub sont prêts à se jeter sur toi…

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