Plaisir de lire : Voici le premier livre vibro !

eros

Bernadette, pour la rentrée je t’ai gâtée. J’aurais pu t’assommer avec les nouveaux programmes scolaires, la novlangue administrative, les tant de chiffres et si peu de lettres de la rentrée littéraire. J’aurais dû. Je n’ai pas pu. A la place, à l’heure où tu poses le tien sur les bancs cirés de ta faculté préférée, j’ai choisi de te parler Q.

Encore ? Comment ça, encore ?

Il est vrai que nous en parlons souvent, mais comment faire autrement ? Soyons honnêtes, nous intéressons nous vraiment aux vertus comparées de la littérature moldave du 15e siècle et de l’usage du plus que parfait dans le haut-françois tel que parlé avant l’édit de Villers-Cotterêts ? Hein ? Quand tu seras sage, nous parlerons de Barthes, Robbe-Grillet, Tournier et Montesquieu. Mais point l’heure n’est venue. Pour l’instant, il s’agit encore de te pousser à lire. Pour ce faire je te chatouille là où parfois ça te titille.

En plus cette fois, tu vas le voir, c’est ultra moderne. 

C’est quoi ?

Rien de moins que l’invention qui va te mettre à la lecture, jeune coquine !. Et quand je dis « te mettre », je pèse mes mots…
Voici le premier livre qui fait lire une partie très précise de ton corps. Si tu es une dame, une fille, une zouze, je te laisse deviner laquelle… Si tu es son frère, passe ton chemin, ce n’est pas pour toi !

via GIPHY

De quoi parlons-nous-t’il ? D’une invention française, madame. Mais entre nous, on ne voit pas quel autre terroir que le nôtre aurait pu engendrer cet outil qui marie parfaitement désir et mots. Mariage d’autant plus heureux que nous savons que le désir vient aux femmes par les oreilles.

Bref…

Trois Bretons bien à l’ouest ont mis au point une application de lecture. Jusque-là, rien que de bien normal, point de frisson. Mais si je te dis que l’application porte sur la lecture de romans érotiques et qu’elle est couplée à un petit objet connecté ? Le petit objet en question a été baptisé Little Bird (petit oiseau chez Molière) et il ne fait pas que sortir… Disons, pour résumer sans être vulgaire, que cet oiseau-là vibrionne beaucoup. 

Voici l’oiseau, ma colombe.

eros2

La particularité de cet objet pour solitaire énervée est qu’il accentue progressivement ses vibrations au fur et à mesure que la lectrice avance dans le roman… Je te sens déjà des appétits de souris de bibliothèque. L’activation de la chose est encore plus ludique puisque pour tourner les pages, un léger souffle sur l’écran suffit.

 

Plus de 200 ouvrages sont déjà disponibles via l’application B-sensory.
Bernadette, ma très chouette, tu t’es toujours demandée pourquoi ta divine tante Ludivine jubile quand, divine, elle lit et a lu… Et bien maintenant tu sais… Il est grand temps de se remettre à la bibliothèque rose, non ?

 

Miscellanées en guise de caution culturelle
Si jamais ces lignes édifiantes t’avaient donné goût à la littérature moldave du 15e siècle, voici un petit cours qui devrait te combler en guise d’amuse-gueule. C’est par ici. 

 

Quant à l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), tu t’en souviens, c’est ce texte fondamental qui imposa le français comme langue officielle de notre douce France, renvoyant le latin à la messe. C’est l’imposant François 1er qui le signa. Celui-là s’y entendait comme pas deux pour les choses de l’amour. Avec son cuisseau saillant et son jarret solide gainés de bas blancs, sa stature de colosse, sa barbe douce et son sourire de prédateur, ce Valois parut de bon aloi à plus d’une duchesses, princesses, comtesses et vicomtesses, marquises, soubrettes, filles de rien, de France, Navarre, Italie, Angleterre, Portugal et Espagne, j’en passe et par ici et par là… Le premier french lover de l’histoire, en quelque sorte.  

eros4

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *