Pour le cochonnet, Marseille perd la boule !

Outre le départ du Tour de France, ce premier week-end de Juillet célèbre traditionnellement, une autre passion française : la pétanque. Ce dimanche s’est ouvert le Mondial « La Marseillaise à pétanque », jusqu’à jeudi, cette manifestation réunira 12 500 boulistes selon la police et plus de 250 000 selon les organisateurs marseillais.

Le défilé printemps-été 2015 chez Obut

Le défilé printemps-été 2015 chez Obut

La compétition se déroule aux quatre coins de la cité phocéenne et permet aux 75 équipes venues de l’étranger de découvrir les charmes de la ville et quelques lieux emblématiques tels que le Parc Borély ou encore le Vieux-Port, où se tiendra finale.

C’est sous l’impulsion de Paul Ricard qu’en 1962, le mondial voit le jour.

 

Grâce au travail conjoint de Charles Pasqua, directeur général des ventes du groupe à l’époque, et des journalistes du quotidien « La Marseillaise », un peu plus 300 triplettes viennent taquiner le cochonnet.

Au fil des années, l’idée originale du « pape du spiritueux », a fait son chemin pour être aujourd’hui la plus prestigieuse compétition de pétanque . Ce loisir ou ce sport typiquement français, a profité de la colonisation française, pour voyager à travers le monde (Madagascar, Thaïlande, Sénégal) aujourd’hui ce sont plutôt « les expats » qui propagent la passion et la convivialité  des parties de boules.

Finaliste 1969

Les finalistes en 1969

Outre la « perfide Albion » très bien représentée cette année, des triplettes venant de toutes l’Europe sont présentent, mais aussi de Chine, et bien-sûr de New-York où la pétanque profite d’un véritable engouement. La simplicité des règles et les valeurs transmisent par le jeu de boules ont fait qu’aujourd’hui, il fédère autour de lui des millions de joueurs, plus ou moins célèbres et plus ou moins amateurs.

D’un point de vue sportif, la compétition est encore de très haut niveau avec une équipe malgache qui a soif de revanche par rapport à sa finale perdue de l’année dernière. On sera aussi attentif aux performances des têtes de listes françaises comme la triplette Garagnon, Bauer, Délys (vainqueur en 2014), celle des Philippe (Suchaud, Quintais, Pécoul), ou encore l’équipe Robineau, Dubois, Rocher qui a gagné 3 fois ces 5 dernières années.  Même s’il n’a pas gagné depuis 2002, « Marco Foyot » animera encore une nouvelle fois cette 54ème édition et essaiera d’inscrire son nom une septième fois au palmarès de la compétition, qui débute cette année sous la canicule. De quoi avoir de bonnes raisons de s’hydrater en rendant hommage au créateur de cette manifestation.

Pour tous les amoureux du beau jeu, je vous laisse avec la dernière mène de la finale de l’année dernière, où l’on voit qu’à ce niveau, il n’y a plus de place pour les amateurs, et qu’au vu de la précision de certains tireurs, il devrait y avoir plus de contrôles antidopage.

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